Changement climatique, de quoi parle-t-on ?

Réchauffement-climatique
Energies renouvelables

On en entend beaucoup parler, surtout depuis la sortie du dernier rapport du GIEC début octobre 2018. Et comme climat et énergie sont souvent liés, on vous propose un petit récap’ pour tout savoir sur le sujet !

Commençons d’abord par en dresser une définition, certes simple mais efficace. Un changement climatique est une modification durable et significative du climat global de la Terre ou de ses climats régionaux.

 

L’effet de serre, principale cause du changement climatique ?

Le changement climatique est, en effet, principalement lié à l’effet de serre. Originellement loin d’être néfaste, l’effet de serre naturel est ce qui permet de conserver une température acceptable à la surface de la Terre. Eh oui, sans effet de serre, la température moyenne serait de -18°C, au lieu de 15°C. Plutôt sympa finalement 😉

Concrètement, ce phénomène est dû à la présence de gaz à effet de serre dans l’atmosphère : CO2, méthane et d’autres moins connus. Ces derniers influencent les flux thermiques.

Le problème ? Nos activités (transport, industrie, agriculture…) émettent beaucoup de gaz à effet de serre, ce qui vient renforcer leur concentration dans l’atmosphère (+40% en 200 ans !) et accentue donc l’effet de serre. Et ça, ce n’est pas bon…

Qui étudie ces phénomènes ?

Le GIEC. C’est le Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat : il dépend de l’ONU et fédère des scientifiques du monde entier.

Depuis 1988, il rédige des rapports synthétisant les travaux des chercheurs spécialisés dans les changements climatiques.

Le dernier rapport porte sur les impacts d’une hausse de température de +1,5°C et ce qu’il faut faire pour l’éviter. Pour le GIEC, limiter la hausse à +1,5°C implique de baisser les émissions de CO2 de 45% d’ici 2030 mais également de viser la « neutralité carbone » en 2050.

Pourquoi +1,5°C ? Car c’est l’un des objectifs de la communauté internationale, fixé lors de la COP à Paris en 2015.

COP, hein ?

La Conférence des Parties (COP) sur le climat est une réunion annuelle rassemblant les Etats membres de l’ONU. Elle se tient depuis 1995 et porte le nom de COP X, X étant le numéro de l’édition.

Lors de la COP 21 à Paris en 2015, les États se sont fixés l’objectif commun de limiter le réchauffement mondial moyen bien en deçà de +2°C à l’horizon 2100, tout en poursuivant leurs efforts pour le limiter à +1,5°C d’ici la fin du siècle.

 

Et ça change quoi ?

Malheureusement, beaucoup de choses.

Le premier point, dont vous avez sûrement entendu parler, c’est la température. On parle d’ailleurs plus souvent de réchauffement climatique que de changement climatique. On estime que le niveau de température (par rapport au niveau de référence préindustrielle) pourrait augmenter de +1,5°C à +6°C. La température a d’ailleurs déjà augmenté de +0,9°C au XXe siècle.

Mais cela touche aussi la biodiversité (extinctions d’espèces…), la fonte des glaces, la montée des océans (entre plusieurs dizaines de cm et 1 mètre !), des baisses de rendement agricole…

Mais ce n’est pas tout, ce phénomène peut avoir d’autres conséquences néfastes comme la réduction de la quantité et de la qualité des eaux potables, les premiers « réfugiés climatiques » dû à la disparition de certaines îles ou à l’apparition de territoires « invivables », etc…

Bref, c’est pas joli et ça mérite qu’on s’en préoccupe !

Où en est-on aujourd’hui ?

Après avoir stagné quelques années, les émissions de gaz à effet de serre ont repris leur hausse.

L’engagement des Etats n’est aujourd’hui pas à la hauteur des attentes issues de la COP21. En continuant ainsi, on atteindrait plutôt une hausse de +3°C en 2100 (contre les 1,5°C prévus).

D’ailleurs, d’après une étude, seuls 16 pays seraient en ligne avec l’Accord de Paris, 3 ans après sa signature…

 

Que peut-on faire ?

Comment agir à notre niveau ?

Tous les secteurs sont concernés par l’émission de gaz à effet de serre et, même si la majorité des émissions dépendent des gros acteurs (entreprises, états, collectivités…), chacun peut agir.

Voici quelques idées :

  • Repenser ses déplacements et utiliser des modes doux (vélo, transport en commun…)
  • Réduire sa consommation énergétique
  • Faire des travaux d’économie d’énergie
  • Réduire le gaspillage alimentaire
  • Acheter des produits locaux
  • Etc…
Et la transition énergétique dans tout ça ?

Elle est bien sûr centrale ! La production d’énergie représente environ un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

La diminution de notre dépendance aux énergies fossiles est le plus sûr moyen de parvenir aux objectifs fixés et de réduire nos émissions de CO2. Pour savoir où en est la France sur ce point, c’est ici. Sans oublier que l’énergie la plus verte est… celle qu’on ne consomme pas !

Et bien entendu, Planète OUI fera son possible pour aider à l’accélération du mouvement !

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