Hausse des prix des carburants : quel est le débat ?

Hausse des prix du carburant
Marché de l'énergie

Carburant et électricité ont un point commun : leur facture fait parfois (souvent ?) place à l’inquiétude ou l’incompréhension. Mais, s’agissant du carburant, une différence de taille s’impose : Planète OUI n’était pas là pour vous en expliquer les détails !

Alors, comme nous le faisons pour l’électricité, attelons-nous ici à décortiquer le coût de votre carburant qui est, depuis quelques jours, un sujet d’actualité brûlante.

 

Les raisons de la hausse des prix

Les prix des produits pétroliers, comme les carburants, sont impactés par l’évolution de plusieurs paramètres :

  • Les cours du pétrole brut
  • La marge de raffinage
  • La marge de transport
  • La distribution
  • La fiscalité : nous parlons ici de la TICPE (Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques) : ce n’est autre que la grande sœur de la CSPE, qui s’applique à l’électricité. Son montant évolue annuellement.

La hausse récente du prix à la pompe vient principalement de deux des variables précédentes : le prix du « produit », corrélé directement aux cours du pétrole, et la fiscalité.

Revenons au prix du carburant et prenons un peu de recul, en remontant jusqu’à 2010 :

graphique augmentation essance diesel

Comme on le voit sur le graphique, les prix de l’essence comme du diesel ont augmenté depuis 2010, tant au niveau du « produit » lui-même, qu’au niveau de la « fiscalité ».

Ainsi on remarque que, depuis 8 ans, ces 2 causes ont un impact sensiblement équivalent sur la hausse du prix à la pompe. Plus récemment (et en 1 an) le prix du diesel a augmenté de 23%, celui de l’essence de 15%. Ce qui a lancé le mouvement des « gilets jaunes », notamment en raison de la nouvelle fiscalité carbone qui induit une hausse de 7 c€ en 2018 sur le diesel et de 4c€ pour l’essence.

 

Place aux voitures électriques ?

D’un côté, nous avons une fiscalité de plus en plus importante dans les produits pétroliers. De l’autre, une conjoncture internationale marquée de fortes tensions géopolitiques, dont l’influence est directe sur le marché mondial du pétrole.

Alors, le moment n’est-il pas venu de revoir la place du carburant dans notre quotidien ? Serait-il opportun et rentable de passer à des voitures électriques ?

Petit exercice comptable

Pour mesurer la faisabilité et la rentabilité de ce changement, on s’est prêtés à un petit exercice. Exercice générique, à adapter bien sûr à chacun d’entre vous ! (N’hésitez pas à nous solliciter si vous souhaitez creuser le sujet avec nous.)

Pour le réaliser nous avons, entre autres, pris en compte le prix (achat et entretien) des véhicules, ainsi que le prix lié à leur « consommation ».

Ainsi, en prenant comme unique critère l’aspect économique et en l’état actuel des choses, le choix d’une voiture électrique, bien qu’elle représente un surcoût à l’achat, est justifié à partir de 12 000 km parcourus par an (courbe claire).

Mais ce chiffre est très dépendant du prix des carburants : imaginons qu’ils poursuivent leur hausse à hauteur de 30%, les voitures électriques seraient alors rentables à partir de 8 000 km annuels seulement (courbe foncée).

Graph rentabilité voiture élec VS essence

Bien entendu, la voiture électrique n’est pas encore parfaite : longue distance difficile, fabrication polluante…

Mais son potentiel est beaucoup plus intéressant pour la transition écologique que la voiture thermique.

Et l’idée est avant tout de vous aider à étudier l’intérêt de la voiture électrique dans le cas où vous souhaitez changer de véhicule !

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